Nicolas Nemiri

Né en 1975 à Mulhouse, Nicolas Nemiri est diplômé des Beaux-Arts d’Angoulême (EESI).
En fin d’études, il part deux ans au japon et réalise des illustrations de défilés pour des magazines de mode
japonais underground.
Il signe ensuite sa première bande dessinée Je suis morte en 1998, un triptyque aux éditions Glénat.
Il obtient le prix Jeune Public au festival International d’Angoulême en 2005 pour l’album Hyper l’hippo.
Fasciné par l’Asie, Nicolas Nemiri puise une grande partie de ses influences dans les mangas et la japanimation.
Il travaille pour de nombreux studios d’animation Chinois et Français.
Pour l’édition, il réalise Annie Zoo (2009) et Le chat d’Enoshima (2016); il collabore également à de nombreux ouvrages collectifs (Edge II, Interfaces, Bob Dylan revisited, Les autres gens, Tribute to Otomo, etc..) aux côtés des plus grands dessinateurs actuels.
En 2018, l’éditeur Coréen Superani lui consacre un superbe art book, tandis qu’il s’apprête à publier un roman graphique intitulé Kuro Kuma aux éditions Delcourt.
L’artiste coréen KIM Jung Gi décrit ainsi son travail : « Quand j’ai découvert les dessins de Nicolas Némiri, je pensais que c’était une femme, mais c’était un homme. Je pensais qu’il était asiatique, mais il était français. C’est à mon avis le dessinateur européen qui comprend le mieux la sensibilité de l’art de l’Extrême-Orient. Toute la beauté de son travail est dans la retenue, dans ce vide parcouru de coups de pinceau pleins d’aisance. Ses images continuent à me hanter longtemps après avoir refermé ses livres ».
Dessinant principalement à la plume et au pinceau, le style de Nicolas Nemiri bouillonne d’énergie et de liberté : comme en calligraphie, l’encre court sur le papier et l’éclabousse, la finesse du trait côtoie les salissures…
Nicolas Nemiri vit actuellement à Hong Kong.

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